L'agroforesterie

Dans une association agroforestière, on cherche à favoriser une interaction positive entre l’arbre et la culture. La structure du sol est améliorée et la multiplicité des bandes arborées, bien disposées selon la pente de la parcelle, est un outil efficace de lutte contre l’érosion. La microfaune et la microflore des sols sont stimulées. Le rendement global de la parcelle est amélioré. L’alliance entre l’arbre et les cultures est un moyen de réguler l’attaque des ravageurs de cultures. Les bandes occupées par les arbres freinent la propagation de maladies de cultures et les arbres jouent le rôle de refuge pour la faune auxiliaire.

Un paysage agroforestier crée un effet corridor permettant de faire le lien entre les îlots voire des massifs forestiers. Les parcelles agricoles arborées, outre leur rôle sur la biodiversité, contribuent à la dynamique des populations forestières depuis les insectes jusqu’au mammifères.
On obtient également une séquestration efficace du carbone, par combinaison du maintien du stock organique des sols, et superposition d’une strate arborée nette. Les peuplements agroforestiers ne ferment pas les paysage. Ils constituent un maillage aéré, composé de cultures, d’arbres et d’animaux. Ils évitent la perte de la fonction agricole de la parcelle, notamment dans les régions fortement boisées, et permettent le reboisement de régions totalement dépourvues d’arbres.

L’agriculture intensive fragilise les couches supérieures du sol dont la dégradation libère le carbone. Sachant que 1500 milliards de tonnes de carbone sont contenues dans les sols à moins d’un mètre de profondeur, la protection des sols est une priorité face au réchauffement climatique.
L'agroforesterie ne refuse pas systématiquement l'usage des intrants chimique.


La permaculture

La permaculture est une méthode de planification écologique destinée à concevoir des systèmes stables et autosuffisants.

Elle renverse les dogmes de l'agronomie traditionnelle pour proposer un nouveau mode de production agricole très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant...) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle est axée sur quatre grands principes : pas de labour, pas de pesticides, pas d'engrais, pas de sarclage.

Elle s'interroge d'abord sur la conception d'un site, puis elle dispose ces éléments pour obtenir le bénéfice maximal dans un ensemble harmonieux.

Ensuite, elle offre une structure qui rassemble des principes écologiques dans un schéma cohérent pour les rendre utilisables en pratique. Méthode de conception environnementale et holistique des écosystèmes et des sociétés durables développée par Bill Mollison place l'homme et la nature au centre d'un développement positif axé sur des solutions dans un système où toutes les énergies excédentaires sont réinjectées pour en perpétuer la dynamique.

www.permaculture.fr
www.permaculturenews.org